Prospérité Québec

J’appui à fond le conseil du patronat ainsi que tous les gens d’affaires qui se sont ou vont s’associer à Prospérité Québec. Il était temps que quelqu’un fasse de quoi.

Ça fait trop longtemps que la pensée collective des québécois est orientée vers l’austérité, les magouilles et la récession. Il est temps de parler de prospérité, de parler d’argent.

Je ne vous apprends rien en affirmant que, certains Québécois pensent que ce n’est pas bon de faire de l’argent. C’est malsain, ça corrompt et, surtout, ce n’est pas juste pour ceux qui en font moins. À chaque fois que l’on entend parler d’argent, ça réveille notre fibre judéo-chrétienne. Faire de l’argent, ce n’est pas correct parce que « heureux les pauvres car le royaume des cieux est à eux », a-t-on appris depuis que nous sommes tout jeunes.

Ce discours est donc devenu la pierre angulaire de ceux qui veulent tout bloquer. Et, ça fonctionne terriblement ! C’est comme une arme de destruction massive pour tout développement. Ils peuvent même, s’ils veulent créer encore plus d’effets négatifs, ajouter des termes comme :  « Les riches, les compagnies, les multinationales, les grands de ce monde, etc… » et là, l’effet est garanti. La population va assurément en conclure que le projet est anti-social, parce qu’une multinationale va en profiter.

Pour eux, vendre quelque chose, prospérer, développer, ça sous-entend le mot « profit » et, profit, ce n’est pas bon. Oh, depuis peu, on réussit à contourner un peu l’effet négatif en utilisant le vocable « développement durable ». Là, c’est un peu mieux. « Développement », égale profit mais, « développement durable » égale profit, oui, mais avec une conscience. Mieux encore, une conscience environnementale. Ça c’est bon. C’est comme le café équitable. On en vient à penser que ceux qui produisent du café équitable sont gentils, et on accepte volontairement de le payer plus cher mais, ceux qui produisent du café « ordinaire », sont de vulgaires commerçants qui ne veulent que faire de l’argent. Évidemment, la réalité c’est que les produits équitables ou biologiques sont avant tout, des outils puissants de marketing.

Je m’adresse donc à vous. Oui, à vous qui lisez ce blogue. C’est peut-être est-ce parce que vous avez compris que derrière chaque multinationale, il y a des personnes qui y travaillent. Que la compagnie soit petite, moyenne ou grande, elle est composée d’honnêtes gens qui se lèvent chaque matin pour aller gagner leur vie dans cette même compagnie qui, jadis, a démarré dans un garage (à Valcourt ou ailleurs) et qui, avec le temps, est devenu une multinationale. Parmi ces gens, certains la dirigent, d’autres y fabriquent des produits (du café, tiens), d’autres y conduisent un camion ou, encore d’autres y font le ménage mais, c’est toujours grâce à eux et, avec eux que la compagnie est devenue une multinationale.

Comment une compagnie peut-elle être bonne et gentille lorsqu’elle est petite et devenir un monstre lorsqu’elle est grande. Elle est grande simplement parce qu’il y a plus de gens qui y travaillent. C’est tout. S’il n’y avait pas de profit, l’entreprise n’aurait pas pu améliorer ses produits, bien payer ses employés (en incluant des fonds de pension parfois mirobolants), les aider à utiliser leur matière grise et leur force d’équipe et, ainsi, participer à leur prospérité individuelle.

Ne nous contons pas de blagues. C’est l’ambition d’un individu ou d’un petit groupe d’individus qui a été a la base de toutes les grandes organisations qu’on dépeint maintenant comme des despotes cruels et pernicieux.

C’est cette même ambition personnelle qui permet aussi de générer la prospérité collective nécessaire à la construction d’hôpitaux ultra-modernes, d’inventer des médicaments qui augmenteront notre qualité de vie et notre longévité et de réparer notre réseau routier qui en a bien besoin. Si l’ambition permet tout cela, moi, je suis pour.

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