Une réputation se bâtit toute une vie… mais peut se fragiliser en quelques secondes.
Dans ce PepTalk, Guy Bourgeois revient sur une réflexion marquante de Jean Lapierre et rappelle pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, chacun de nous est responsable de l’image qu’il projette au quotidien.
Bonjour à vous, chers abonnés à mon infolettre.
Il y a quelques jours, vous avez peut-être entendu parler de ceci dans différents médias ou sur les réseaux sociaux : cela faisait exactement dix ans que Jean Lapierre, politicien, chroniqueur politique et bon gars, est décédé. J’ai d’ailleurs fait une publication à ce sujet, parce que Jean Lapierre était l’un de nos conférenciers chez Formax, et je peux vous dire que nous en étions très fiers.
Une réputation se construit… mais peut se perdre vite
Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que, dans ses conférences, Jean Lapierre parlait beaucoup de réputation. Il disait — et ça fait déjà 10 ou 11 ans — que ce que l’on dit ou ce que l’on fait, que ce soit une action, une opinion, un mauvais geste, un doigt d’honneur dans un endroit public, engueuler un conseiller dans un magasin… imaginez ce que vous voulez — il disait :
« Si tu n’es pas capable de supporter que ce que tu fais là ou ce que tu dis se retrouve à la une des journaux, ne le fais pas. »
Parce que se bâtir une réputation, c’est l’histoire de toute une vie… et ça peut se détruire en quelques secondes. Une erreur, une parole qui dépasse notre pensée — on l’a vu récemment avec le président d’Air Canada, entre autres, et bien d’autres cas chez des politiciens, des artistes ou des personnalités publiques qui ont fait des gaffes sans penser aux conséquences.
Et comme le disait Jean Lapierre déjà à l’époque, ce sont surtout les politiciens, les gens d’affaires, les vedettes, les personnalités publiques qui devraient faire attention à leur réputation. Même dans chaque village ou chaque communauté, les gens d’affaires sont observés, parce que tout le monde les connaît.
Mais aujourd’hui… c’est tout le monde qui est dans le public. À partir du moment où vous avez un compte Facebook — et avec les caméras qui sont partout — ça change la donne.
Protéger sa réputation au quotidien
Alors oui, c’est tellement important de se bâtir une réputation. Une réputation comme celle qu’on souhaite avoir : quelqu’un de fiable, de déterminé, quelqu’un qui a des projets… et surtout quelqu’un qui ne pose pas de gestes sous le coup d’une saute d’humeur, d’une crise, ou en « pétant les plombs », comme on dit.
Détruire une réputation, c’est incroyable le tort que ça peut causer. Et ce n’est pas mesurable. Il y a des gens qui ont complètement perdu leur carrière, leur maison… parfois beaucoup plus.
Chaque mois, je vous partage un petit message comme celui-ci. Ce n’est pas pour faire la leçon. C’est simplement pour partager une idée — souvent parce que c’est quelque chose qui me touche moi-même. J’ai toujours ça en tête : même dépasser quelqu’un dangereusement, avoir une contravention, laisser place à la rage au volant… je suis un être humain comme tout le monde. Ça peut arriver. Mais justement — NON. Ça peut se répéter, et ça peut causer beaucoup de tort.
Alors voilà mon petit message du mois.
Une idée simple pour préserver sa réputation
Émile Froment, qui était conférencier dans les années 90, disait :
« Il est bon de dire du bien de soi-même, parce que ça va finir par se répéter… puis, à un moment donné, on ne saura plus d’où ça vient. »
C’est un peu la même chose avec une gaffe — mais à l’inverse. Une gaffe peut aussi se répéter, circuler… et finir par briser bien des choses.
Alors je vous souhaite une excellente réputation — et je vais continuer à faire attention à la mienne.
Bye !

