Chaque jour, de petites frustrations viennent gruger notre énergie sans même que l’on s’en rende compte.
Dans ce PepTalk, Guy Bourgeois nous invite à réfléchir à la façon dont nous choisissons d’investir notre énergie et à l’importance de ne pas la gaspiller dans des situations sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle.
Une scène de rage au volant qui fait réfléchir
Bonjour, ici Guy Bourgeois.
J’espère que vous allez bien en ce bel été 2026. Je profite de cette journée ensoleillée pour vous faire mon petit PepTalk du mois.
Je veux vous parler, ce mois-ci, d’économie d’énergie. Et non, je ne suis pas porte-parole pour Hydro-Québec! Mais, petite anecdote : il y a quelques semaines, j’ai été témoin d’un épisode de rage au volant. Ce n’est pas moi qui ai été touché par ça, mais j’en ai été témoin.
Deux voitures, juste devant moi, sur la 132, dans le coin de Boucherville. Je n’ai pas été témoin de ce qui s’était passé avant, mais les deux se sont arrêtées abruptement sur la 132, donc quand même sur une route où l’on roule à bonne vitesse.
Les deux hommes sont sortis en colère. Un donne un coup de poing au visage de l’autre, qui tombe à terre. Les deux dames sortent en criant, en faisant des doigts d’honneur, en donnant des coups de pied sur les pare-chocs, en prenant en photo les plaques d’immatriculation.
Évidemment, moi et deux ou trois autres conducteurs des voitures derrière nous, sommes empressés de faire le 911 pour appeler les policiers. Mais tout ça a duré à peine une minute et demie. Ils sont repartis : un avec le nez en sang, l’autre, en tout cas, magané un petit peu. Ils sont repartis, bonjour, merci, en criant.
La colère : une immense dépense d’énergie
Pourquoi je vous parle d’énergie? C’est que, imaginez la dose d’énergie négative que ces deux, ou plutôt ces quatre personnes-là, ont ressentie pendant les heures qui ont suivi. La colère qui est restée là, puis le temps nécessaire pour retomber au niveau d’avant, ça a dû être incroyable. Quelle énergie perdue!
Évidemment, c’est une situation extrême que je ne vous souhaite pas. Mais, au quotidien, quelquefois, on gaspille de l’énergie.
Je crois que, pour réussir dans la vie, réussir notre vie, on a besoin de toute notre énergie pour rester positif, pour naviguer par-dessus les obstacles.
Imaginez qu’au quotidien, une personne qui roule lentement devant vous, vous met en colère. Vous faites un commentaire. Imaginez qu’une autre chose vous irrite un petit peu, par rapport à quelqu’un que vous voyez à la télé, puis vous vous dites : « Il est donc mal habillé! Ça a tu de l’allure de dire ça? » Ou encore, sur les réseaux sociaux, vous avez envie de rouspéter parce que quelqu’un n’est pas du même avis que vous, parce que quelqu’un a des opinions politiques différentes des vôtres, parce que quelqu’un émet des commentaires que vous n’aimez pas.
Et là, vous dépensez de l’énergie. De l’énergie qui est, selon moi si précieuse, pour entrer dans une colère et remettre l’autre à sa place, puis lui dire : « Tu n’es pas correct. Tu ne devrais pas penser comme ça. »
Choisir où investir son énergie
Écoutez, l’énergie est tellement précieuse qu’il ne faut pas la gaspiller à faire ça. Ça ne donne rien.
Il faut apprendre, et je pourrais paraphraser évidemment Pierre-Yves McSween, qui dit : « On en a-tu vraiment besoin? » Mais je pourrais dire : a-t-on vraiment besoin de se mettre en colère ou de se choquer pour des choses sur lesquelles, un, on n’a pas de contrôle et qui, au bout de la ligne, ne sauvent pas des vies? L’autre a le droit de penser comme ça. Il a le droit de s’habiller différemment de nous. Il a le droit d’avoir une vision de la vie différente de la nôtre.
Est-ce que vraiment, je dois me choquer ou essayer de le convaincre, puis bon, etc. et gaspiller cette belle énergie-là, qui est si importante pour rester positif, pour rêver, pour avoir une vision du futur, pour donner l’exemple à nos enfants?
Alors, je ne suis pas porte-parole d’Hydro-Québec, mais honnêtement, la prochaine fois que vous serez témoin de quelque chose ou qu’il y aura quelque chose qui semble vous rebuter un petit peu, je vous invite à penser à conserver votre énergie et à ne pas tomber, ou sombrer, dans la colère ou dans la hargne pour remettre l’autre à sa place.
Ça ne donne rien. C’est de l’énergie gaspillée.
Alors, sur ce, je vous souhaite d’avoir une belle énergie pour l’été 2026. On se reparle dans un mois.
Bye bye, tout le monde.