Nous ne choisissons pas tout ce qui nous arrive dans la vie. Mais nous pouvons choisir la façon dont nous allons y réagir.
Dans ce PepTalk, Guy Bourgeois nous invite à voir les obstacles autrement et à apprendre à « jouer notre vie dans la vie », en nous adaptant aux défis plutôt qu’en les subissant.
Subir sa vie ou en jouir pleinement?
Est-ce qu’on subit la vie ou est-ce qu’on choisit d’en jouir pleinement?
J’avais commencé à aborder cette question dans mon dernier PepTalk, lorsque je vous parlais de l’intention et de l’action. Peu importe les intentions que nous avons et les actions que nous posons, nous allons tous rencontrer des obstacles.
Moi, j’aime voir ces obstacles comme le jeu de la vie.
Ils ne sont pas toujours agréables, mais ils peuvent nous permettre d’apprendre, de nous adapter, de modifier notre façon de faire ou même de découvrir un nouveau chemin qui sera finalement meilleur pour nous.
Comment faire face aux obstacles de la vie?
On entend souvent des phrases comme : « Une autre épreuve! », « Le ciel me tombe encore sur la tête! » ou « Ça va toujours mal quand j’essaie de m’en sortir. »
Mais si on change notre façon de voir les choses, notre rapport aux obstacles peut aussi changer.
Je ne dis pas que les difficultés sont faciles ou qu’il faut faire semblant que tout va bien. Certaines épreuves sont réellement difficiles. Mais je crois qu’on peut choisir la façon dont on va y réagir.
C’est là que je pense à une expression de Martin St-Louis lorsqu’il parle à ses joueurs : « Joue ta game dans la game. »
J’aime beaucoup cette idée et je l’applique à la vie.
Jouer sa vie dans la vie
La vie, c’est tout ce qui arrive autour de nous.
La météo, une pandémie, des décisions politiques, une tempête, un accident, une belle journée ensoleillée… Nous ne contrôlons pas tout ce qui se produit.
Mais nous pouvons nous demander : qu’est-ce que je vais faire avec ce qui m’arrive?
Comment vais-je m’adapter? Comment vais-je en tirer profit? Comment vais-je m’accommoder de cette situation?
C’est ça, pour moi, jouer sa vie dans la vie.
Les défis que l’on choisit et ceux que l’on ne choisit pas
Je crois qu’il existe deux grandes catégories de défis.
Il y a d’abord ceux que nous choisissons : arrêter de fumer, perdre du poids, fonder une famille, courir un marathon, changer de carrière ou relever un nouveau défi professionnel.
Et puis il y a les défis que nous ne choisissons pas : un accident, un incendie, une maladie ou une catastrophe naturelle.
Évidemment, on ne peut pas mettre ces deux types de défis sur le même pied. Certains événements bouleversent complètement une vie et nous n’avons aucun contrôle sur le fait qu’ils surviennent.
Mais dans les deux cas, je crois qu’il est possible d’apprendre quelque chose et de grandir à travers l’expérience.
Transformer les épreuves en expériences
J’utilise souvent une petite phrase dans ma vie quotidienne : « C’est une expérience. »
Un retard, du trafic, une situation qui ne se déroule pas comme prévu… Même dans les petites contrariétés du quotidien, je peux choisir de simplement constater ce qui arrive et de passer à autre chose, plutôt que de laisser cette situation me gâcher la journée.
Ça ne règle évidemment pas tout. Mais ça change ma façon de vivre ce qui se présente.
Je ne cherche pas les épreuves et je ne souhaite évidemment pas qu’elles arrivent. Mais lorsqu’elles se présentent, je peux choisir de les considérer comme des expériences qui me permettent d’apprendre, de m’adapter et d’avancer.
Subir sa vie ou choisir d’en profiter?
Alors, je vous pose la question : est-ce que vous subissez votre vie ou est-ce que vous jouez votre vie dans la vie?
Nous ne choisirons pas tout ce qui nous arrive. Mais nous pouvons choisir ce que nous allons en faire.
C’est ce que je vous souhaite : apprendre à composer avec ce que la vie vous présente, à en tirer quelque chose et, surtout, à en profiter pleinement.
Parce qu’au fond, on ne contrôle pas toujours le jeu… mais on peut choisir comment on va le jouer.