L’empathie n’est pas qu’une qualité humaine, c’est une véritable force dans nos relations.
Dans ce PepTalk, Guy Bourgeois explore comment se mettre à la place de l’autre peut transformer nos échanges, apaiser les tensions et enrichir notre quotidien.
Bonjour chers abonnés à l’infolettre,
J’espère que vous allez bien aujourd’hui, en cette belle journée. Oui, le printemps s’en vient — on a tous hâte !
Aujourd’hui, je veux vous parler d’un thème dont on parle peut-être trop peu au quotidien ou avec nos proches, et que vous connaissez sûrement : l’empathie.
L’empathie… c’est un peu abstrait. Mais qu’est-ce que c’est, au juste ? Est-ce que c’est la sympathie ? Non — ça, c’est quand on ressent de la peine pour quelqu’un. L’antipathie ? Non plus — ça, c’est quand on n’aime pas l’autre. Le terme est d’ailleurs bien choisi.
L’empathie, c’est plutôt la faculté intuitive de se mettre à la place de l’autre. Et avouons-le : ces dernières années, on a parfois l’impression que c’est plutôt le contraire qui est à la mode, c’est-à-dire l’indifférence. On se soucie peu des autres et on est davantage préoccupé par ce qui nous arrive, par ce que l’on vit — autant le positif que le négatif.
Vous avez peut-être remarqué, comme moi à l’occasion, que lorsqu’on croise des gens — des amis, de la famille, peu importe — ils ont souvent tendance, sans mauvaise intention, à parler surtout d’eux-mêmes, à raconter leur vécu, leur situation, souvent du côté plus difficile.
On se retrouve alors en mode écoute — et c’est très bien ainsi. Mais après une longue conversation, on réalise parfois que tout a tourné autour de l’autre, et très peu autour de nous. Et, avouons-le, ça fait du bien quand quelqu’un prend le temps de nous demander : « Et toi, comment ça va ? »
L’empathie, ce n’est pas si évident, parce qu’on a naturellement tendance à penser à soi en premier. C’est humain. On est préoccupé par ce qu’on vit. Avec des enfants, par exemple, on peut être inquiet ou heureux pour eux. C’est normal.
Mais je vous dirais qu’au niveau de l’énergie et du bonheur, l’empathie est quelque chose qui fait réellement du bien.
D’ailleurs, dans ma famille, mes neveux et nièces vous le diraient : quand on se voit — deux ou trois fois par année — j’ai toujours la même phrase pour eux, en les appelant par leur prénom : « Raconte-moi ta vie ! » C’est devenu un petit running gag de « mononcle Guy ».
Je m’intéresse aux gens, parce que je crois qu’on est tous ignorants… mais pas des mêmes choses. Et quand on porte attention aux autres, quand on s’intéresse sincèrement à eux, on apprend. Ça peut nous conforter, mais eux-aussi, ça les conforte.
Et il ne s’agit pas de s’oublier pour autant. Mais il y a quelque chose de profondément valorisant dans la bienveillance. Pour moi, la bienveillance, c’est avant tout de l’empathie : vouloir le bien-être des autres et s’y intéresser réellement.
Tout ça s’inscrit dans l’entraide : donner un coup de main, offrir une oreille attentive, être une épaule sur laquelle l’autre peut s’appuyer.
Et je crois que plus un leader est empathique, plus son leadership est fort. Parce qu’un leader vit énormément de pression — il est souvent centré sur ses objectifs, ses résultats, ses statistiques. Mais simplement prendre le temps de demander : « Et toi, comment ça va ? Comment évolues-tu dans ton travail ? Comment puis-je t’aider ? » — ça change tout.
Un vrai leader n’est pas là pour augmenter son prestige. Il est là pour aider les autres à mieux réussir.
Alors voilà, c’était mon petit thème de ce mois-ci.
Peut-être qu’être plus empathique peut contribuer à diminuer votre stress, votre anxiété, vous donner un peu plus d’énergie… et, qui sait, vous rendre un peu plus heureux.
C’est ce que je vous souhaite.

